samedi 9 janvier 2016

Prince Captif 1 : L'Esclave

Auteur : C.S Pacat
Genre : Fantasy, Romance M/M

Langue : Français
Pages : 316
Parution : 29 mai 2015
Éditeur : Milady
Traduction : Louise Lafon

Prix : 14,90€
Titre VO : Captive Prince

Résumé :

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.

Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vère. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s'allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.

Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr...

Mon avis :

Pour dire la vérité, j’ai mis six mois à lire l’intégralité de ce livre (à ma grande honte...) Ce n’était pas parce qu’il ne m’intéressait pas ou qu’il m’ennuyait, mais 2015 a été une année vraiment pauvre en motivation livresque et je crois que ce n’était pas vraiment le moment pour ce genre de lecture.

Dès le départ, nous apprenons dans quelle situation inextricable Damen se trouve. Prince héritier du royaume d’Akielos, il est trahi par son demi-frère et donné en esclave au royaume de Vère, avec lequel un accord de paix a été récemment signé. Damen a à peine le temps de comprendre que son demi-frère l’a trahi pour s’emparer du pouvoir et qu’en plus, il n’a même pas la décence de le tuer comme n’importe qui dans ce cas-là, non. Pour ajouter une insulte à la blessure, il est envoyé à l’ennemi où il lui faudra absolument cacher sa véritable identité s’il veut pourvoir garder l’espoir de revoir un jour son pays natal.

C’est donc par le point de vue de Damen que nous découvrons Vère, pays considéré par Akielos comme « barbare ». Et c’est là que le bât commence à blesser, malheureusement. En dehors des mœurs sexuelles et de détails concernant l’architecture et la mode vestimentaire, nous n’apprenons que très peu de choses, que ce soit sur Akielos ou Vère.

Au fur et à mesure que nous apprenons à connaître les personnages, notamment Laurent, le prince « ennemi ». On comprend de nombreuses choses sur Damen. Apparemment, c’est un grand leader et un excellent guerrier, mais il est difficile de comprendre comment il pouvait être le fils héritier. Il n’a pas vu, ou pas vouloir voir, la traîtrise de son frère. Et alors que la situation politique de Vère nous est exposée par son biais, le lecteur comprend assez rapidement l’essentiel de la situation dans laquelle se trouve Laurent, alors que Damen ne la comprend qu’à la fin et doit en plus se la faire expliquer par celui-ci, pour vraiment cerner les tenants et aboutissants.

Sa naïveté est d’autant plus mise en relief que tous les personnages, ou presque, dont nous faisons la connaissance Vère, ont des motivations cachées. Du régent à l’esclave, tout le monde avance ses pions sur l’échiquier du pouvoir et cherche à renforcer son influence, quitte à devoir poignarder dans le dos...

Évidemment, les lectrices (ou lecteurs, ne soyons pas sexistes) qui s’intéresseraient à ce titre pour sa classification M/M vont déchanter. Personnellement, je dois avouer que je préfère que le développement de cet aspect soit pratiquement inexistant dans ce tome 1. On voit des liens se développer, très doucement, entre les deux hommes, mais ce qu’on voit est clairement plus le potentiel de quelque chose que de vrais sentiments. La position de Damen en tant qu’esclave est heureusement quelque chose qui n’est pas poussé à fond, et ce sera peut-être quelque chose que certaines personnes pourraient regretter mais je dois avouer que ce n’est pas mon cas, car cette situation m’a clairement mise mal à l’aise pendant une bonne partie de l’ouvrage. Je suis une lectrice pour qui le consentement est sexy, que voulez-vous.

Maintenant, tout ça ne veut pas dire qu’il n’y a que du négatif. Je comprends tout à fait que ce livre ait fait parler de lui. Il se dégage une certaine fraîcheur et une originalité du style de l’auteur. Mais pour un récit dont l’essentiel semble noué dans les jeux de pouvoir, la politique et la traîtrise, tout semble se dérouler dans une sorte de vase-clos qui est quelque peu paradoxal. En dehors des deux personnages principaux, on en sait assez peu sur les autres personnages, et je trouve ça assez dommage. Mais je pense que cela est surtout dû au fait que tout le récit, bien qu’écrit à la troisième personne, est entièrement fait du point de vue de Damen.



Un livre où la psychologie des personnages et les jeux de pouvoir dominent le devant de la scène. L'auteur prend le temps de planter le décor pour que le lecteur puisse comprendre les enjeux pour les personnages principaux, mais même si l'essentiel est cérébral, ce premier tome ne manque pas complètement d'action non plus. Quelques points négatifs dans le manques de développement dans les différentes cultures des pays et un personnage principal qui peine à susciter l'empathie, mais le lecteur est suffisamment intrigué pour vouloir en découvrir plus sur ces personnages et cet univers.


Tous mes remerciements au site Babelio et aux Éditions Milady pour ce partenariat et la possibilité de chroniquer cet ouvrage dans le cadre de la Masse Critique Privilégiée de Babelio.

2 commentaires:

  1. Bonjour,

    Personnellement, j'ai trouvé le tome 2 meilleur que le premier ! Surtout parce qu'on change de lieu déjà et aussi parce que la relation entre les deux protagonistes évolue et devient plus intéressante.

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    1. Je pensais bien que le premier tome était plus introductif qu'autre chose, mais ça fait toujours plaisir d'en avoir la confirmation. Je m'achèterai le tome 2 prochainement ! Merci à toi pour ton message :)

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