lundi 29 février 2016

Le Règne du Sang

Auteur : Westley Diguet
Genre : Horreur, Fantastique

Langue : Français
Pages : 140
Parution : 12 janvier 2016
Éditeur : Plume Blanche Éditions
Prix : 6,99€

Résumé :

Le Pacte a été scellé ! Le sang des innocents a été versé. Dieu s’apprête à reprendre forme humaine. Alors que les démons arpentent la Terre, avides de haine et de mort, le salut des Hommes peut-il encore espérer exister sous ce Règne du Sang ?

Mon avis :

OK, je vais essayer de les limiter au maximum, mais cet article N’EST PAS garanti sans spoilers. Difficile d’expliquer mon ressenti autrement, malheureusement...

Vous êtes encore là ?

...

Vous êtes sûrs ?

...

Bon, c’est parti.

L’apocalypse s’est produite au lieu du fameux bug de l’an 2000. Voilà le pitch dès le début de l’ouvrage. 10 ans se sont écoulés depuis et l’humanité est quasiment décimée par les démons de Lucifer.

Chaque chapitre s’ouvre du point de vue d’un personnage différent, qui vient apporter sa petite pierre à l’édifice et faire avancer l’histoire.

D’ailleurs, l’histoire, parlons-en. La situation est plus que critiques, les personnages sont jeunes et ont grandi dans cet enfer, le désespoir règne. Et de ce côté-là, on ressent bien les choses. Mais au fur et à mesure que les choses sont expliquées, une question a fini par me venir : comment l’humanité a-t-elle été détruite si eux arrivent à survivre aussi « facilement » ? Tuer les démons ne semble pas excessivement difficile (à part si on a a absolument aucune arme et qu’on est tout seul, car le grand avantage des démons semble surtout le nombre ici) et cela aurait certainement expliqué une hécatombe dans les premiers temps de l’invasion, mais pas la destruction quasi-complète de l’humanité qu’on nous présente ici (surtout que dans la plupart des pays du monde, se procurer des armes n’est pas une gageure...).

On sait qu’il reste peu de personnes sur Terre, mais tout est raconté uniquement du point de vue de ceux qui vont déterminer le futur des Hommes. Évidemment, ceci est un grief personnel, né essentiellement des séries et des films américains, où lorsqu’un problème est mondial, bizarrement il semble que le reste du monde n’existe et/ou est inactif. Au début, ils nous sont présentés comme une sorte de résistance, mais vu leur nombre j’ai été plus que surprise (et pas dans le bon sens...)

Le livre est court, donc les choses doivent soit se passer très vite, soit couler de source. Et là, c’est l’option deux. Comme pour Selena Rosa, du même auteur, où j’avais déjà pensé que le grand boss était éliminé de manière un peu trop facile, ici les choses se passent un peu de la même manière. Les héros se retrouvent avec une sorte de quête à mener, mais ils se rendent compte que ce qu’ils cherchaient, ils l’avaient déjà avec eux. Boum ! Affaire classée, ou presque.

Mais malgré cela, n’allez pas croire que tout me semble noir dans ce livre, loin de là ! Les personnages sont tous bien définis, et même si je ne me suis particulièrement attachée à aucun d’eux (je pense que les chapitres sont beaucoup trop courts pour ça) ils ont tous leurs points forts et faibles. Le vrai point positif de ce livre, ce sont les émotions, elles sont particulièrement bien décrites et savent vous prendre aux tripes quand il le faut.



Je pense qu’un récit plus long et approfondi aurait pu faire de ce livre une épopée épique. L’auteur a cependant choisi d’en faire un récit court (ce qui est entièrement son droit), duquel découle l’essentiel de ce qui m’a déplu. Il y a de l’action, de l’émotion et même une touche de romance, de même qu’une morale qui plaira à ceux qui ont l’esprit un minimum ouvert.

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