jeudi 29 octobre 2015

Le Syndrome du Pire

Auteur : Christoffer Carlsson
Genre : Policier

Langue : Français
Pages : 352
Parution : 25 mars 2015
Éditeur : Ombres Noires
Traduction : Carine Bruy
Prix : 21€

Titre VO : Den osynlige mannen från Salem

Résumé :

Stockholm, fin de l’été 2013. Une jeune droguée, Rebecca Salomonsson, est abattue dans un foyer pour femmes. Trois étages plus haut, dans son appartement, Leo Junker est réveillé par les lumières des voitures de police. Flic, il travaille aux affaires internes, la division la plus mal vue, celle des « rats » qui enquêtent sur leurs collègues. Suspendu depuis « L’affaire Gotland », au cours de laquelle il a commis une erreur qui a coûté la vie à un policier, rongé par la culpabilité, Leo s’étiole dans son nouveau job. Alcool, errances nocturnes, sa vie ressemble à un lent naufrage. Mais, dans le meurtre Salomonsson un indice le frappe particulièrement, qui fait ressurgir à sa mémoire des personnages troubles de son adolescence : Julia et John Grimberg. De plus, des messages énigmatiques arrivent à son portable. Et pourquoi a-t-il le sentiment diffus d’être suivi ? Quand la réalité se délite, à quoi peut-on s’attendre, sinon au pire ?

Mon avis :

Au cours de ce livre, nous apprenons à connaître Leo Junker, un flic de la section des Affaires Internes. Dès le départ, le meurtre d’une jeune droguée/SDF est commis quelques étages en dessous de son appartement, et désœuvré et curieux, il ne peut s’empêcher d’aller y mettre son nez.

Le livre est écrit en mettant en parallèle deux récits qui semblent apparemment sans lien : l’enquête (non autorisée) qu’il mène sur le meurtre de la jeune femme et l’adolescence du héros, qui a grandi dans ce qu’on qualifierait maintenant de manière très politiquement correcte de « quartier difficile ». Un troisième fil couvrant une partie de l’ouvrage relate également comment le personnage principal s’est retrouvé suspendu et quelles circonstances l’ont amené au moment présent.

Bien que les personnages possèdent pour la plupart une personnalité et une présence évidente, je n’ai été marquée particulièrement par aucun d’entre eux et le héros n’a pas du tout suscité ma sympathie, peut-être ma pitié, et encore. Cela est peut-être dû au fait que tout le récit est fait de son point de vue, qui semble apathique au possible et cela m’a donné une sensation de détachement par rapport à Leo et tout ce qui lui est arrivé et lui arrive encore, ce qui ne favorise, à mon sens, pas vraiment l’empathie.

Ironiquement, les lieux et bâtiments ont une présence certaine et sont pratiquement des personnages à part entière du récit. De ce côté-là, l’auteur sait fait preuve d’un style descriptif net et expressif.

L’enquête est bien construite, les choses se passent avec une dose de « réalisme » agréable, que ce soit dans la découverte des preuves, des liens ou de la politique qui existe au sein même de la police. De ce côte-là, les choses s’avèrent finalement n’être pas si différentes de ce que l’on connaît de chez nous, pays nordique ou pas.



Je ne sais pas si ce sont les polars nordiques qui ne sont pas à mon goût (car c'est le premier que je lis) mais celui-ci m'a laissé une impression plus que mitigée. Malgré de solides personnages et une intrigue plutôt bien construite, je ne me suis pas sentie vraiment impliquée dans le récit. À réserver aux lecteurs qui aiment connaître la psyché du héros avant tout.

Tous mes remerciements au site Babelio et aux Éditions Ombres Noires pour ce partenariat et la possibilité de chroniquer cet ouvrage dans le cadre de la Masse Critique Privilégiée de Babelio.

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